La pêche au fireball : comment ça marche ?

Un vif, un fireball, un bas de ligne en fluorocarbone, et c’est parti ! La pêche au fireball fait partie des techniques de pêche verticale, mis à part que ce petit accessoire est votre arme anti-bredouille. Si vous aimez particulièrement pêcher sur des fonds accidentés, même en eaux profondes, vous allez adorer le fireball. Que vous soyez à la recherche de brochet, de silure ou de sandre, la technique est infaillible.

Le Fireball : définition

En mer, les amateurs de pêche exotique utilisent le fireball pour chasser le denti, la sériole ou le loup. En eau douce, la pratique du fireball est idéale pour attraper le sandre, la perche ou le silure.

Les pêcheurs de Walleyes canadiens avaient coutume d’escher avec une simple tête plombée équipée d’un vairon vivant qu’ils laissaient traîner au fond. Les belges et les hollandais furent les premiers européens à adopter cette technique en adaptant le poids de la plombée de 7 à 21 grammes.

Concrètement, un fireball est une tête plombée à hampe courte pour la pêche au vif. La tête doit être assez lourde pour descendre le vif où l’on veut et la hampe de l’hameçon doit être courte pour fixer le vif en lui clouant les lèvres. Enfin, le fireball est muni d’un anneau sur la tête plombée, où l’on vient fixer un avançon.

Le fireball permet de présenter le vif devant le carnassier à la verticale, même dans des endroits exigus, comme des fosses. Et une fois monté, le vif se retrouve avec un triple sur le dos et l’hameçon du plomb fireball qui lui tient les lèvres.

Comparable au drop vif, mais en plus lourd, l’équipement est tel que le fireball peut se dégager facilement d’un amas de branchages, dans le cas où vous devez décoller rapidement après une touche.

L’avantage du vif est sans conteste qu’il assure seul l’animation. Il vous prévient même de l’approche d’un carnassier en gigotant nerveusement, créant des petites secousses que vous pouvez ressentir dans les vibrations de la canne. L’utilisation d’un poisson mort pour la pêche au fireball est également possible, mais il faut en assurer l’animation, en dandinant doucement.

Pêcheur de perche

Le Fireball : technique

Avec des grammages plus importants, le Fireball s’utilise aussi dans les grands fonds. Jusqu’à 21 grammes, vous pouvez pêcher par 10 mètres de fond. Mais si vous envisagez de parcourir les Grands Lacs, il faudra prévoir un fireball plus lourd.

L’idéal est d’avoir plusieurs grammages selon les conditions de pêche et en fonction de la taille du vif, l’objectif étant de rester à la verticale et de limiter le risque d’accroche. 

Partez avec plusieurs bas de lignes prêts à l’avance, de longueurs différentes, équipés d’un petit émerillon pour pouvoir changer le montage sans enlever le fireball.

Veillez à centrer correctement votre vif et veillez à bien lui clouer les lèvres pour éviter qu’il ne tourne lorsque vous traînez. Il serait moins efficace et occasionnerait des casses. Pour que votre vif bouge de façon naturelle et soit plus attrayant pour vos cibles, traînez-le lentement. Le courant se chargera de l’animer.

Le fireball peut s’utiliser avec des vers, des leurres souples ou encore des lanières d’encornets, en plus du vif.   

Enfin, lors de la touche, évitez de ferrer trop rapidement. Laissez plutôt le temps à la proie de s’engager suffisamment. Ferrez lorsque vous sentez quasiment son poids.

Fireball Explorer Tackle

Quel matériel pour pêcher au fireball ?

La canne

Les cannes trop sensibles supportent mal les rushes violents des carnassiers. Pour une pêche au fireball classique, c’est-à-dire pour des prises communes de 50 à 70 cm, l’idéal est d’opter pour une canne light ou médium light, plus souple et qui fera moins de saccades lors des combats. Par contre pour le silure, comme on ne sait pas à quoi s’attendre en termes de gabarit, il vaut mieux être équipé d’une canne puissante et résistante.

Le moulinet

Un moulinet simple tambour fixe en taille 3000 à 4000 est suffisant, sauf pour le silure, où il faut prévoir un moulinet de taille 8000 à 10 000 avec un bon frein . 

Le bas de ligne

Le bas de ligne doit être sleevé à l’avance. Il peut être en fluorocarbone ou en tresse.

Un sondeur, pas indispensable mais sympa à utiliser

Si vous êtes équipé d’un bon sondeur, vous pouvez pêcher très précisément en suivant les reliefs et les aspérités du fond puisque le sondeur vous permet de suivre l’évolution de votre fireball et du vif.

 

Si une pêche plus calme au fireball vous tente, il existe une autre façon d’utiliser cet ustensile magique : en le laissant traîner au fond, muni d’un vif. Pour cette technique, on utilise avantageusement le nuage créé par le sillage du vif sur le fond. Les matières en suspension éveillent la curiosité d’un tas de petits poissons, et cette effervescence bénéficie aux carnassiers, qui foncent dans le tas. À l’arrivée, le pêcheur sort normalement vainqueur. À condition toutefois de ferrer assez vite, avant que le carnassier ne recrache le vif en sentant le poids de la plombée. Avec le fireball, quelle que soit la méthode utilisée, vous avez peu de risques de revenir bredouille.

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